") ; } else { _d.write(""); } //-->
|
|
![]() |
|
|
|
Madagascar Naturellement La flore de MadagascarMadagascar a fasciné plusieurs générations de naturalistes à un point tel que certains, comme Alfred Grandidier, lui ont consacré pratiquement toute leur vie active. Du Bush aride du Sud aux luxuriantes forêts de l’Est, la Grande Ile connaît une grande variété d’altitudes, de températures, de pluviométrie, dont les gradients se combinent en d’innombrables niches écologiques.
L’Ouest est le royaume des baobabs dont Madagascar compte 7 espèces contre 2 pour l’Australie et une seule pour toute l’Afrique. Les végétaux ont ici des formes inattendues comme les euphorbes en pin parasol, les lianes dont les tiges n’apparaissent qu’en saison de pluie, ou encore les pachypodium rappelant des bouteilles à long col. Dans le bush du Sud, les didieracées aux allures de cactus géants peuvent former de véritables forêts impénétrables. Les pachypodium tantôt rampent à même le sol, et tantôt lancent au ciel leur fût atteignant 5 ou 6 mètres de haut. Les rameaux en chapelet de l’Euphorbia Alluandi ont quant à eux valu à cette plante le surnom bien trouvé d’arbre-saucisse ! Comme l’a si bien décrit cet officier des premiers temps de la pacification française, « c’est de l’irréel. Pas une plante, pas un arbre qui ait un aspect familier. On marche en pleine forêt, mais une forêt de rêve sous-marin, une forêt d’arbre sans feuille ». Mais qu’on ne se représente pas le Sud comme une immensité fantasmagorique réservée aux seuls amateurs d’émotions fortes ! Dans les 38 espèces d’Aloès par exemple, l’Aloès Vaombe est peut-être une des plus belles plantes de Madagascar. Elle peut porter jusqu’à cent grappes de fleurs écarlates embrasant tout le paysage desséché qui l’entoure. Dans les forêts de l’Est et du Nord Est on se fraie son chemin dans une végétation surgie de partout, des rochers et du sol comme des troncs et des branches. On a dénombré ici plus de mille variétés d’orchidées dont certaines se sont liées à jamais à une anecdote. Etudiant l’Angraecum Sesquipedale qui possède un éperon de 35 cm, Alfred Russel Wallaee avait conclu qu’il devait bien exister un insecte possédant une trompe de cette longueur, capable d’y butiner le nectar. Ce n’est que quarante ans plus tard que ce papillon doté de la fameuse longue trompe enroulée sous sa tête fut découvert. On le baptisa Xanthopan Morgani Praedicta en hommage à la conviction de Wallace…
Voir aussi
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|
|