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Pour l’automobiliste suivant la Nationale 7, le Grand Sud s’amorce à Ihosy, quand  la route pénètre dans les terres des fiers pasteurs bara  et de leurs troupeaux. Le climat devient plus sec et le sol plus aride. C’est que barré par les chaînes montagneuses, le Sud ne bénéficie plus de l’alizé et de ses pluies. Dans la région de Tuléar la pureté de l’atmosphère se traduit par des nuits étoilées parmi les plus belles du monde. Etrange univers, sous le signe du Tropique du Capricorne, où la nature parait confondre ingratitude et prodigalité. Car ce qu’elle offre ou montre ici se retrouvera difficilement ailleurs.

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Pour l’automobiliste suivant la Nationale 7, le Grand Sud s’amorce à Ihosy, quandla route pénètre dans les terres des fiers pasteurs baraet de leurs troupeaux. Le climat devient plus sec et le sol plus aride. C’est que barré par les chaînes montagneuses, le Sud ne bénéficie plus de l’alizé et de ses pluies. Dans la région de Tuléar la pureté de l’atmosphère se traduit par des nuits étoilées parmi les plus belles du monde. Etrange univers, sous le signe du Tropique du Capricorne, où la nature parait confondre ingratitude et prodigalité. Car ce qu’elle offre ou montre ici se retrouvera difficilement ailleurs.

CARREFOUR  DU SUD – MER - CULTURE – ARTISANAT

ACCES

La compagnie nationale Air Madagascar assure plusieurs fois par semaine la desserte par les vols intérieurs. Par route, Tuléar est le terminus de la RN7 de 950 km la reliant à la capitale. Parmi les points forts de cet axe figure le Plateau de Ihorombe à partir du PK 620, superbe route bitumée bien balisée où il fait bon rouler.

LA VILLE

Capitale du sud, Tuléar est une ville basse et étendue, peuplée en majorité de Vezo. Cela explique l’existence de nombreux quartiers – villages correspondant initialement à des clans.  Un de ses surnoms est « Tsy Miroro » ou la ville qui ne dort pas ! Une allusion en fait à la fraîcheur apportée par la nuit tombante après l’implacable soleil de la journée. Sans Fil le rendez-vous des taxi-brousse de la RN7, Anketa celui des partants pour Ifaty et le Nord, Mahavatse le port des pirogues…Tuléar vit son rôle de ville-carrefour sur fond de musique Tsapiky mais n’est pas que cela. Elle a son marché aux coquillages, son petit Musée des Arts et traditions Mahafaly, ses bijouteries, son Institut Halieutique où l’on pourra s’étonner devant un cœlacanthe échappé de la préhistoire et pêché en 1995 dans la Baie de Saint Augustin, son jardin de la mer…A ne pas oublier, l’Arboretum d’Antsokay à 12 km au Sud-Est, et le Figuier d’Inde ou banyan de Miary à 7 km à l’Est. Une architecture végétale tout simplement stupéfiante. La ville enfin est pratiquement  équidistante d’Itampolo au Sud et d’Andavadoaka au Nord. Entre ces deux villages s’étend une des plus longues barrières coralliennes au monde après celle d’Australie. C’est une richesse inestimable pour cette Riviera.

MER – VILLEGIATURE – ECOTOURISME

ETHNOTOURISME - DECOUVERTE

LA RN9

Difficile de considérer cette portion de RN 9 comme la continuation logique de la RN7 ! Certains l’appellent « la route du bout du monde ». Une piste sableuse, dont parfois les difficultés n’ont rien à envier aux grands rallyes transafricains. Mais c’est peut-être ce qui fait son attrait. Peu d’automobiles, à part d’énormes camions. On rencontrera surtout des troupeaux de zébus et de chèvres, et des charrettes à bœufs, un moyen de transport très utilisé dans le Sud. Et miracle, il y a de la verdure tout au long de la « route »…

IFATY

A  27 km au Nord de Tuléar, Ifaty est un site de rêve où excellents établissements hôteliers et centres de plongée ont élu domicile. On est ici en plein dans la barrière corallienne du Sud-Ouest. A Ifaty elle est intercalée de passes reliant la haute mer et le lagon. A l’intérieur de celui-ci, le fabuleux paysage formé par les coraux, les anémones et les éponges s’irise en fonction de la marée.

Près d’Ifaty le Parc Privé de Reniala abrite une riche biodiversité endémique. Le Tanànan’ny Sokake ou Village des Tortues accueille parmi ses pensionnaires des animaux saisis auprès des trafiquants. C’est le cas de beaucoup de tortues étoilées « Sokake » pourchassées pour leur chair.

SALARY

Il faut entre 3h30 et 4h de RN 9 pour y arriver de Tuléar. Sinon, il y a bien sûr des bateaux à moteur, et une petite piste homologuée par l’Aviation Civile. Tout comme chez sa voisine Ifaty, le lagon est fréquenté uniquement par les piroguiers vezo, et présente trois barrières de corail successives. Un plateau s’étend vers le large et assure une continuelle clarté de l’eau. De Juillet à Septembre l’observation des baleines à bosse est au programme. Côté terre la Grotte Sacrée, le Lac Salé ou la Forêt des Baobabs attendent les découvreurs.

LES MIKEAS

Sachez leur existence, ils ont besoin d’une prise  de conscience collective, comme tout groupe social menacé de disparition, mais n’espérez pas trop les rencontrer. Les Mikea vivent en vase clos, et ont l’art de se dissimuler. Leur forêt s’étend sur 2000 km² entre Morombe et Ifaty, et est régulièrement rognée par les agriculteurs et les charbonniers. Les Mikea sont peut-être le seul peuple au monde à ne pas boire de l’eau pour la simple raison qu’elle n’existe pas dans leur milieu. Ils se nourrissent d’une igname dont les tubercules, grosses comme la cuisse, poussent dans le sable à profondeur de bras. C’est le « baboho », d’une teinte légèrement laiteuse et rappelant la pulpe des pastèques. Consommer du baboho, c’est boire et manger à la fois. Ils y ajoutent d’autres racines, des hérissons, du miel, et quelques fruits. Un peuple libre qui n’a jamais rien demandé à personne.

ANDAVADOAKA

Avec ses baobabs derrière, les îlots coralliens, lieux de ponte des oiseaux de mer devant, et les eaux turquoises au milieu, Andavadoaka offre un tableau idyllique que dérange à peine le glissement des pirogues à balancier. Ce petit village à 52 km au Sud de Morombe a déjà été internationalement honoré en matière de Conservation et de Gestion Durable de la biodiversité marine. Le « Projet Andavadoaka », opérationnel depuis 2003, éduque la population dans l’utilisation rationnelle des ressources. 23 villages ont suivi le mouvement et y ont adhéré.

MER – ECOTOURISME – DECOUVERTE – AVENTURE – CULTURE

LA BAIE DE SAINT AUGUSTIN

A l’embouchure de l’Onilahy, la grande Baie de Saint Augustin est protégée par de hautes  collines calcaires et a surtout un riche passé maritime. Après que Vasco de Gama eut ouvert la route des Indes en franchissant le Cap de Bonne Espérance, beaucoup d’équipages vinrent ici pour réparer les avaries et se ravitailler. Dès 1517 la Baie de Saint Augustin figurait sur la carte du portugais Pedro Reinel. Au 17ème siècle les pirates à leur tour en firent une base. Parmi eux, les Bowen, Eglasse, Burgess, et Arnold enterré au Sud de la Baie avec, sur un rocher, la date de sa mort : 30 Mars 1656.

D'ANAKAO A ITAMPOLO

Après un rapide transfert en vedette venant de Tuléar, on n’oubliera pas l’arrivée à Anakao où les navettes avec la terre ferme se font en charrette à zébus ! Cette petite capitale des Vezo accueille en année normale quelques 3000 touristes. Plongée dans une mer d’aquarium,  pêche à la traine ou à la palangrotte, excursions dans les îles, promenades dans les mangroves et dans l’arrière-pays, baleines à bosse en saison… Anakao justifie sa situation à la confluence de deux biodiversités exceptionnelles, marine et terrestre. L’îlot de Nosy Ve, en face de ses plages, abrite la seule colonie de paille – en – queue de Madagascar et est un lieu sacré pour les Vezo Sarà qui y accomplissent leurs rituels.

D’Anakao il est possible de louer un 4x4 pour, en quelques heures, visiter successivement la belle Baie de Beheloka, le Parc National de Tsimanampesotse, le village d’Ambola, les pistes du pays Mahafaly, et la courbe parfaite de la Baie d’Itampolo à 130 km.

AU SUD DU SUD

Si à Ambovombe, petite ville de l’Androy connue des amateurs de deux roues, la vie semble se résumer au marché du lundi, à Lavanono elle est rythmée par le retour quotidien des pêcheurs. Les poissons sont  achetés, écaillés, et vidés sur place. Ne surtout pas s’interdire  un copieux plat de langoustes fraîchement ramenées…De Tsihombe une bifurcation  quitte la RN 10 pour Faux Cap et ses coquilles d’œufs  d’Aepyornis, et les falaises de Cap Sainte Marie balayées par les vents. On est ici à l’extrémité Sud de Madagascar.

RAID ET AVENTURE – ECOTOURISME

CULTURE - DECOUVERTE

LE BUSH

Le Bush est un milieu naturel unique au monde. Il s’agit d’une végétation basse, épineuse et xérophile adaptée à une pluviométrie inférieure à 500 mm par an. Les Didieracées forment la plus importante famille. Elle ne passe pas inaperçue, des rameaux embrouillés de l’Alluandi Humbertii aux tentacules de l’arbre-pieuvre. Les Pachypodium  sont  aussi en nombre, pour ne citer que le Geayi en forme d’une succession de ballons ovales, l’arbre-caillou, ou encore l’Horombense hérissé de fleurs jaunes. Les Euphorbes sont bien représentées, avec notamment l’Euphorbia Alluandi et ses  « chapelets de saucisses », alors que chez les  Kalanchoe, la palme de l’originalité va au Beharensis aux feuilles semblables à des tricornes.

Dans cet univers tout d’étrangeté, l’Aloe Vahombe est une des plus belles plantes  de Madagascar. D’une hauteur dépassant les 6 mètres, elle peut porter jusqu’à cent grappes de fleurs écarlates embrasant tout le paysage.

L'ART FUNERAIRE MAHAFALY

Le pays Mahafaly est situé entre les fleuves Menarandra et Onilahy, loin à l’Est et au Sud-Est de Tuléar, et a comme principales  agglomérations Ampanihy, Ejeda, et Betioky. Les tombeaux sont de grands édifices carrés de 10 à 15 m de côté constitués de pierres taillées ou de maçonnerie sur les parties externes, et de pierres brutes entassées dans la partie interne recouvrant le compartiment funéraire. Des poteaux sculptés « Aloalo » pouvant atteindre 1,80 m de hauteur sont érigés sur la surface supérieure que tapissent les crânes de zébus sacrifiés lors des funérailles. Ils comportent des sculptures géométriques et des figurines évoquant la personnalité du défunt. Les Mahafaly croient à la vie après la mort. C’est pourquoi ils construisent leurs tombeaux en dur, tandis que leurs habitations sont en bois…

ARTISANAT : LE TAPIS MOHAIRE D'AMPANIHY

Ampanihy est une petite bourgade égarée dans les immensités du Sud à mi-distance de Tuléar et de Fort-Dauphin. C’est le berceau du tapis mohair travaillé à partir de la laine de chèvre angora. Les familles qui produisent pour leur propre compte utilisent le mohair local dont la qualité est malheureusement en perte de vitesse. Ces mêmes familles sont sous contrat avec un grand atelier qui lui, importe la matière première pour sauvegarder la qualité mondiale du produit.  En attendant une régénération du cheptel, c’est la seule solution pour maintenir haut un savoir-faire typiquement malgache. Le tapis mohair de luxe d’Ampanihy comporte 70.000 nœuds au m², ce qui garantit un tapis épais, confortable, agréable à vivre.

Un musée qui rassemblera les richesses culturelles du Grand Sud est en construction à Ampanihy sous l’impulsion de la princesse Elakovelo Etsiosa.

RAIDS ET AVENTURE

Plus que toute autre région de Madagascar, les immensités du Grand Sud se prêtent à l’aventure et aux raids en moto ou en quad. Deux formules existent et ont chacun leurs adeptes. La première est la vraie aventure en roue libre, où l’on compose soi-même son itinéraire. Un petit groupe de passionnés, et va pour les descentes dans le lit asséché d’une rivière, les chemins de charrettes, les cul-de-sac et l’obligation de chercher à pied une solution …De temps à autre un morceau de Nationale et le soir, bivouac parfois en bord de mer avec les filaos pour paravents.  Tombeaux, termitières, traversées de rivières, forêts d’épineux, petits villages ignorés des cartes…et enfin ou déjà l’arrivée avec plein d’images dans la tête !

La seconde formule, celle du raid assisté, marchait très fort et devrait bien reprendre. Aucune faille dans la logistique : quad-guide, 4x4 d’assistance, téléphone iridium, matériel de bivouac, l’équivalent d’un quad entier en pièces détachées, cuisinier, aide de camp, médecin…A Madagascar il ne s’agit pas pour les quadeurs d’aligner les kilomètres dans la monotonie des dunes ! Commentaire d’un magazine spécialisé : « Bien plus qu’un simple raid sous les Tropiques, un véritable voyage initiatique dans l’un des pays les plus extraordinaires de la planète ».

ACCES

A 700 km de la Capitale sur la route de Tuléar (RN 7) ou à 243 km de cette dernière. Le guidage est obligatoire. Photos, catégories, et spécialités des guides sont affichées au Bureau d’Accueil à Ranohira. Pour avoir une bonne vision d’ensemble du Parc, il est aussi conseillé de passer par la Maison de l’Isalo, un Centre d’Interprétation situé à Zahavola, à 9 km de Ranohira.

GENESE

L’Isalo est un témoin  des grands mouvements tectoniques avec l’existence d’une plaque continentale montrant l’ancien rattachement de l’île au continent africain. Le Sud et l’Est du massif sont constitués de couches gréseuses de taille et de résistance à l’érosion très variables. Le relief ruiniforme est moins marqué au Nord et à l’Ouest, plutôt caractérisés par de grandes barrières rocheuses et de profondes gorges.

LE SITE

Dans le travail de l’érosion, l’imagination humaine reconnaitra entre autres un lion veillant sur son territoire, une botte, un crocodile s’apprêtant à attaquer ou encore une authentique reine à qui ne manque ni le manteau ni la couronne. Sous son apparente sécheresse l’Isalo possède un important  réseau hydraulique alimentant les affluents du Mangoky. Plusieurs circuits de difficultés variées sillonnent le Parc parmi lesquels celui de la Piscine Naturelle, le lit de la rivière Namaza, le Canyon des Rats et des Maki, fief du dernier roi barabe Ramieba, ou le circuit de la Grotte des Portugais et de Sahanafa, un parcours très sportif avec ses pentes raides et ses traversées de rivières.

Se munir d’au moins 2 litres d’eau par personne, de produits contre les insectes, d’un chapeau et d’une crème solaire, de chaussures de marche. Pour les campeurs, prévoir nourriture, sachets pour les détritus, vêtements chauds car les nuits sont fraîches. La meilleure période de visite va d’Avril à Octobre.

EVENEMENT

Pour ceux qui aiment la course à pied, l’Isalo Raid allie la découverte du Parc National avec l’exploit sportif. Le Raid est programmé chaque année au mois de Juillet et se compose d’un parcours de 100 km à effectuer en 36 heures maximum.

ZOMBITSE VOHIBASIA

A 15 km de Sakaraha entre Ranohira et Tuléar, le Parc National Zombitse Vohibasia inclut trois parcelles de forêts disjointes, représentant une partie des restes de la forêt sèche de l’Ouest. Il est l’habitat de 6 espèces de lémuriens, diurnes et nocturnes. Mais c’est surtout un oiseau endémique, le Bulbul d’Appert, qui fait sa notoriété. Côté flore, Zombitse Vohibasia est la forêt sèche caducifoliée la plus méridionale de Madagascar.

TSIMANAMPESOTRE

Ce Parc National à 275 km au Sud de Tuléar a commencé à accueillir ses premiers visiteurs en 2001. Son Lac Salé apparait tel un oasis dans cet endroit le plus sec de Madagascar. La végétation fascine, avec ses formes traduisant un combat perpétuel contre la sécheresse. Les oiseaux y constituent l’attraction principale. Les rassemblements de milliers de flamants roses, de flamants nains et de grèbes pendant la saison sèche offrent un spectacle inoubliable.

4 circuits ont été aménagés pour la visite. On citera plus particulièrement le circuit Tsimaso incluant les grottes et avens abritant le poisson aveugle Typhleotris Madagascariensis. Tsimanampesotse possède deux sites de camping avec possibilité de location de matériels. De petites infrastructures d’accueil existent à proximité du Parc.

 
 
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